20/09/2015

Jane Eyre

Jane Eyre


-> par Charlotte Brontë

Résumé :


"Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecœur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine. Placée dans un orphelinat, elle y reste jusqu'à l'âge de dix-huit ans. Elle devient alors gouvernante dans une famille et tombe passionnément amoureuse du tuteur de sa jeune élève. Un amour partagé. Mais tout bascule le jour où Jane découvre la vérité sur son mystérieux fiancé..."

Note : 5/5


Mon avis :


Bon sang... J'ai fini ce roman cet après-midi, et je ne parviens pas à m'en remettre. C'est la seconde fois que je lis ce chef-d'oeuvre de la littérature anglaise classique, mais c'est la première fois que je lis la version complète (en effet, mon ancienne édition était une version abrégée). Et je ne le regrette absolument pas : c'est un énorme coup de coeur !

Jane Eyre... Un classique parmi les classiques, un incontournable de la littérature britannique. J'en ai vu un bon nombre d'adaptations filmées, et si certaines sont vraiment excellentes, elles parviennent mal à rendre l'atmosphère unique de ce livre.

La narratrice est Jane Eyre elle-même. Elle nous raconte sa vie, depuis sa plus tendre enfance qu'elle passa chez sa tante, Mme Reed de Gateshead, une femme froide et méchante qui lui rendit la vie impossible. Cette femme l'envoya ensuite dans un pensionnat de charité pour jeunes filles : l'institut Lowood, où elle passa 8 ans de sa vie, dans des conditions souvent austères et difficiles... A l'âge de 18 ans, la jeune femme quitta Lowood et fut admise en tant que gouvernante dans une riche demeure : Thornfield Hall. Elle a pour élève la jeune française Adèle Varens, elle-même pupille du maître de la maison, Edward Fairfax Rochester. Jane tombera bien vite sous le charme de cet homme ombrageux et au caractère changeant, au risque de se perdre elle-même dans une telle union...

Ah, que dire ? L'histoire est magnifique, extrêmement bien écrite. Tout le récit baigne dans une atmosphère étrange, parfois gaie et heureuse, mais quasi toujours, malgré tout, sombre et oppressante. Une inquiétante ombre de mystère plane sur Thornfield Hall tout au long du récit. Quelques passages presque ombrés de surnaturel nous rappellent que nous sommes plongés dans un pur roman gothique, avec ici notamment de nombreuses références à des êtres légendaires ou encore de curieuses coïncidences.

Le langage est manié d'une façon merveilleuse, le personnage de Jane est incroyablement profond et bien exploité, son caractère si propre à elle-même est très bien mis en valeur. Edward Rochester, lui, est véritablement un personnage fascinant, torturé, qui sait aussi bien être grave et sombre que faire preuve d'un humour mordant. Inutile de vous préciser que je les ai tous les deux adorés ! Les personnages secondaires sont eux aussi très bien tenus, et ce tout au long du roman, chose que j'ai grandement appréciée.

Une fois rentrés dans l'histoire, on ne peut plus lâcher le livre, qui nous fait littéralement changer d'époque et de mœurs ; les mots nous font vibrer, trembler, pleurer avec les personnages.

Touchant et poignant, ce livre est vraiment un pur chef d'oeuvre de la littérature classique anglaise, que je vous recommande fortement !

A savoir :

  • Ce roman a connu de très nombreuses adaptations, tant au cinéma qu'à la télévision. J'essaierai de vous faire des articles sur ces diverses adaptations prochainement.

19/09/2015

Rebecca

Rebecca


-> par Daphné du Maurier

Résumé :


"Une longue allée serpente entre des arbres centenaires, la brume s'accroche aux branches et, tout au bout, niché entre la mer et les bois sombres, un château splendide : Manderley, le triomphe de Rebecca, la première Mme de Winter, belle, troublante, admirée de tous.
Un an après sa mort, le charme noir de Rebecca tient encore en son pouvoir le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse de Maxim de Winter, jeune et timide, pourra-t-elle échapper à cette ombre inquiétante, à son souvenir obsédant qui menacent jour après,jour de plonger Manderley dans les ténèbres ?"

Note : 5/5


Mon avis :


Ah quel roman, bon sang, quel roman ! Je tourne la dernière page en étant vraiment conquise par l'écriture extraordinaire de Daphné Du Maurier, et par ce récit, à la fois sombre et haletant.

Le livre entier est rédigé à la première personne du singulier. En effet, le récit nous est raconté par la nouvelle Mme de Winter, une jeune femme timide et discrète, qui se retrouve du jour au lendemain l'épouse d'un riche gentleman anglais : Maxim de Winter. Lorsque celui-ci l'emmène chez lui, en Angleterre, dans sa magnifique demeure de Menderley, elle découvre que la première épouse de son mari, Rebecca de Winter, est encore malgré tout très présente dans l'esprit des gens et dans l'âme de Menderley.

Le récit se découpe en trois parties, bien distinctes. La première partie se déroule à Monte-Carlo, avant le mariage de nos deux personnages principaux  ; la seconde se déroule en Angleterre, à Menderley, où l'influence de Rebecca est dépeinte dans une ambiance sombre et pesante, très typique du roman gothique de la fin du XIXème siècle ; et enfin, la troisième  partie est celle où commence l'enquête, et se présente un peu comme un roman policier classique.
Ces trois parties sont à la fois semblables et différentes. Semblables, parce que le fil conducteur donné par l'auteure est parfaitement respecté, et totalement logique pour l'histoire. Différentes, car elles ont toutes trois un style et une ambiance propre à chacune. Toutefois, ces différences sont parfaitement bien exploitées, et permettent de donner un rythme régulier à l'histoire. De plus, cela permet au lecteur de ne pas se lasser au cours de sa lecture, et lui apporte une touche non négligeable de suspense.

L'écriture de Daphné du Maurier est incroyable. Pour mon premier livre de cette auteure, je ne suis absolument pas déçue ! Elle parvient à nous entraîner du début à la fin dans un récit haletant, à l'ambiance oppressante et presque fantastique du roman gothique classique. Le style est très fluide, simple à lire, sans fioritures inutiles.

Vous l'aurez compris, j'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, un classique de la littérature anglaise du XXème siècle. Alors, un seul mot d'ordre : foncez !

A savoir :

  • Ce livre a été adapté au cinéma en 1940 par Alfred Hitchcock, avec Laurence Olivier dans le rôle de Max de Winter et Joan Fontaine dans le rôle de son épouse.

18/09/2015

Kinderzimmer

Kinderzimmer


-> par Valentine Goby

Résumé :


"En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout."

Note : 4/5


Mon avis :


Il y a des livres, comme ça, qui ne peuvent laisser indifférents leurs lecteurs. Et c'est notamment le cas de celui-ci. Basé sur de véritables témoignages, en particulier celui de Marie-José Chombart de Lauwe, résistante déportée en Allemagne durant la Seconde Guerre Mondiale, ce récit brillamment romancé par Valentine Goby  nous prend littéralement au tripes, et nous dévoile une part de notre histoire encore méconnue.

Car oui, dans les camps de prisonniers allemands, les prisonniers (ou ici, en l'occurrence, les prisonnières) ne s'arrêtent pas de vivre. La vie y est certes bien différente, bien plus dure et bien plus marquée par les privations, mais la vie reste la vie. Mila, résistante déportée, en est la preuve vivante, puisqu'elle arrive au camp de Ravensbrück alors qu'elle est enceinte d'à peine quelques semaines.

Le récit est alors rempli de contradictions flagrantes, parfois même difficiles à supporter pour le lecteur, qui se sent presque mal à l'aise en tournant les pages : des conditions de vie insoutenables du camp de travail, à la Kinderzimmer, ce lieu où se trouvent tous les enfants nés dans le camp ; de l'inhumanité des gardes allemands au soutien que trouvent les prisonnières entre elles... Le propos de l'auteure est cru, net. Le style est tranchant, l'auteure n'hésite pas sur les mots, dit les choses telles qu'elles étaient à l'époque, sans tabous ni peur de la réalité. Ce style marque l'esprit du lecteur mieux que n'importe quelle autre façon de faire.

Je ne peux pas dire que j'ai aimé, ou que j'ai détesté ce livre. Je l'ai lu. Je me suis attachée aux personnages de Mila, Teresa, et de certaines autres prisonnières du camp. J'ai souffert, j'ai espéré, j'ai résisté avec elles au travers des pages de ce récit. Un récit poignant à souhait, qui ne peut pas laisser indifférent, dans tous les cas. Valentine Goby a su à merveille retransmettre les sentiments de ses personnages, de manière à ce que nous puissions presque nous mettre à leur place. Presque, car malgré cela, on ne saura jamais vraiment ce que c'est que d'endurer de telles souffrances.

Je recommande ce livre à toutes les personnes qui, comme moi, s'intéressent à l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Mais je préfère prévenir : âmes sensibles, s'abstenir ! Car le propos est vraiment très cru : descriptions de blessures en tous genres, de tas de cadavres gisants dans la boue... Des faits, certes, mais qui peuvent néanmoins choquer certains vu la manière dont ils sont présentés.

Un livre qui sait toucher nos émotions, pour comprendre, se souvenir, et surtout, ne jamais oublier.


Dolmen (tome 1)

Dolmen


-> par Nicole Jamet et Marie-Anne Le Pezennec

Résumé :


"Lands'en... Le "bout du monde"... La jeune inspectrice Marie Kermeur, née sur cette île de rochers et de lande au large de la Bretagne, revient s'y marier avec un célèbre skipper qu'elle connaît depuis l'enfance. Et le passé, mystérieux et terrible, resurgit... Pourquoi tous ces crimes rituels sur le site de Ty Kern ? Pourquoi les menhirs se mettent-ils à saigner ? Les vieilles malédictions referaient-elles surface ? Détaché sur place, le commandant Lucas Fersen mène l'enquête avec Marie, bouleversée par ce qu'elle découvre de la vie des siens et du secret terrifiant de la crique des Naufrageurs..."

Note : 5/5


Mon avis :


Pour la seconde fois, je ressors de ce livre comblée. Il n'est pas parfait, mais je peux sans honte le qualifier de coup de cœur. 

Ce roman est adapté de la "saga de l'été" Dolmen diffusée en 2005 sur TF1. A l'époque, j'avais eu un très gros coup de cœur pour cette mini-série à l'ambiance mystérieuse, tournée dans des paysages bretons qui font rêver. Alors, forcément, lorsque j'ai appris qu'un roman en avait été tiré, je n'ai pas pu résister. 

J'ai toujours une certaine appréhension lorsque je lis un livre ayant été écrit d'après un film ou une série, car d'après les quelques expériences que j'ai pu avoir, ces livres ne sont pas toujours très bien écrits... Heureusement, cela n'a pas été le cas pour celui-ci. Les deux auteures sont aussi les scénaristes de la série, par conséquent, elles maîtrisent parfaitement l'univers qu'elles ont créé, et ont su retransmettre au livre ce qui m'avait tant plu dans la série. Elles ont su également étoffer le roman d'une multitude de détails qui n'apparaissent pas dans la série, et qui donnent une certaine profondeur au récit.

Passons à l'histoire en elle-même. Le personnage central du récit est Marie Kermeur, qui revient sur son île natale de Lands'en pour épouser le skipper Christian Bréhat. Mais le lendemain de son arrivée, le corps sans vie de son frère est retrouvé au pied d'une falaise, et son sang se met à couler sur un menhir. Commence alors pour Marie une enquête compliquée, d'autant que ses proches, famille et amis, sont impliqués d'une façon ou d'une autre. Elle sera très vite rejointe par le commandant Lucas Fersen, un policier parisien spécialisé dans les crimes rituels. Les découvertes qu'ils feront peu à peu changeront du tout au tout la vie de Marie...

L'intrigue est incroyablement bien ficelée. On soupçonne tout le monde, et quand finit par arriver le véritable nom du coupable, on s'aperçoit qu'il ne s'agissait que de la partie émergée de l'iceberg. En effet, le mystère est bien plus complexe que la simple recherche de l'assassin. On s'aperçoit très rapidement que quasiment tous les personnages cachent de très lourds secrets, secrets que Marie et Lucas devront découvrir pour parvenir à leurs fins.

Les personnages sont très bien construits, tout autant que leurs relations. Le fait que l'intrigue se passe sur une petite île fait que tous se connaissent plus ou moins. J'aime beaucoup Marie Kermeur, femme de caractère, et qui malgré les épreuves qu'elle traverse, fait tout pour découvrir la vérité. J'apprécie également beaucoup Lucas Fersen, son ironie et ses sarcasmes constants. Leur relation à tous les deux est très intéressante, et leurs échanges verbaux prêtent souvent à sourire. Quand aux personnages secondaires, la famille Kermeur, les Le Bihan, les Kersaint, Patrick Ryan, etc... ; ils sont tous très bien exploités. Chacun a son caractère propre, et les relations entre chacun d'eux sont logiques et trouvent leur fondement dans un passé commun. Petite mention spéciale pour Patrick Ryan, qui est un personnage que j'apprécie énormément.

Un autre aspect du récit qui est à souligner, c'est l'univers. L'intrigue se situe sur une petite île bretonne, Lands'en. Les descriptions de paysages, la présence constante du spectre de la légende des naufrageurs, etc... nous plongent dans une atmosphère très particulière, mystérieuse, parfois effrayante, sur un fond de légende et de souvenirs douloureux.

La fin du livre, comme celle de la série d'ailleurs, est purement géniale. Personnellement, je n'ai pas pu m'empêcher de verser quelques larmes. Des indices, de plus en plus nombreux à mesure que l'on avance dans notre lecture, nous amènent doucement vers ce final remarquable. Je n'en dirai pas plus, afin d'éviter le moindre spoiler. 

En refermant ce livre, je n'avais qu'une seule envie : le relire une fois encore. Pourtant, comme je le disais au début de ma chronique, ce livre n'est pas parfait, il a quelques défauts, notamment au niveau du style. Le reproche que je pourrais faire serait au sujet des dialogues. Ou plutôt de l'enchaînement entre dialogues et narration, qui est parfois fait de façon un peu étrange. Le discours indirect est régulièrement utilisé, mais en utilisant des expressions familières qui donnent à l'ensemble une impression assez étrange, voire peu crédible. Heureusement, ce genre de cas de figure reste relativement rare sur l'ensemble du roman, et on arrive finalement à passer outre. 

Alors, si vous aimez la Bretagne, les romans policiers, les secrets de famille profondément enfouis... foncez lire Dolmen. Ou à défaut, foncez voir la mini-série du même nom, qui vaut vraiment le détour, elle aussi.

A savoir :

  • Ce roman est adapté de la saga télévisée Dolmen, diffusée durant l'été 2005. Les rôles principaux y sont tenus par Ingrid Chauvin et Bruno Madinier.
  • Deux suites ont été écrits par les mêmes auteurs. Elles sont titrées Les oubliés de Killmore et La dernière malédiction.

17/09/2015

Nord et Sud

Nord et Sud


-> par Elizabeth Gaskell

Résumé :


"C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Église et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton."

Note : 5/5


Mon avis :


Je referme à peine ce livre que j'ai déjà envie de le relire... C'est vous dire s'il m'a plu !

Elizabeth Gaskell est une auteure du milieu du XIXème siècle, contemporaine de la célèbre Charlotte Brontë, auteure de Jane Eyre (qui est d'ailleurs l'un de mes livres préférés). Nord et Sud est l'un de ses romans majeurs. Dans ce livre, elle nous dévoile le passé industriel  du nord de l'Angleterre, et les préjugés qui couraient alors à l'encontre de ladite industrie. Elle utilise pour cela ses deux personnages principaux, Margaret Hale et John Thornton qui, tour à tour, expriment leurs pensées et leurs sentiments.

Ce roman est un point de vue très intéressant pour l'époque sur l'industrie, les rapports qu'entretiennent patrons et ouvriers, les syndicats, les grèves, etc... Certains des points de vue développés peuvent paraître assez avant-gardistes pour l'époque. Pour autant, Elizabeth Gaskell ne montre dans son livre aucun parti pris : pour elle, les patrons comme les ouvriers d'usines ont leurs qualités et leurs défauts, leurs bonnes idées et opinions, mais aussi d'autres qui peuvent s'avérer franchement condamnables... Elle ne défend personne, mais montre les côtés sombres de chacun. C'est donc un récit riche au niveau social et historique.

Mais Nord et Sud, c'est aussi une très belle histoire d'amour ! Pourtant, qui aurait pu croire que la jolie Margaret Hale, fille du sud de l'Angleterre, attachée à ses valeurs campagnardes, puisse ne serait-ce que poser un regard sur John Thornton, patron fier et déterminé d'une filature de coton dans le nord du pays ? Les différences sont nombreuses, les divergences d'opinion plus encore. Les malentendus affluent, les erreurs de jugement aussi. Et pourtant, ces deux jeunes gens ne pourront s'empêcher de se rapprocher inexorablement...

Par certains aspects, ce roman m'a souvent rappelé Orgueil et préjugés, le célèbre chef-d'œuvre de Jane Austen, notamment en ce qui concerne la relation houleuse entre nos deux protagonistes. Concernant les autres facettes du récit, elles se rapprochent parfois du roman réaliste à la Zola, avec une influence gothique moindre par rapport à d'autres livres de la même période (je pense entre autres aux romans des sœurs Brontë).

Ce roman a réussi à me transporter quasiment du début jusqu'à la fin, et je peux vraiment dire qu'il a été un coup de cœur. Je profite également de cet article pour vous conseiller l'adaptation TV qu'en a fait la BBC en 2004, avec Daniela Senby-Ashe et Richard Armitage dans les rôles principaux. C'est cette mini-série qui m'a donné envie de lire le livre, et franchement, je ne le regrette absolument pas !

A savoir :

  • Nord et Sud a été adapté à la télévision par la BBC en 2004, avec les acteurs Daniela Denby-Ashe et Richard Armitage dans les rôles principaux.

Le journal du Colonel Brandon

Le journal du Colonel Brandon


-> par Amanda Grange

Résumé :


"A 18 ans, la vie de James Brandon est toute tracée. Il est amoureux de la pupille de son père, Eliza, et prévoit de mener une vie heureuse avec elle.
Mais son univers s'écroule lorsqu'Eliza est forcée d'épouser son frère et James rejoint l'armée par désespoir.

Alors qu'il est aux Indes, Eliza est maltraitée et elle cherche du réconfort en dehors des liens du mariage, ce qui lui vaut un divorce et la ruine.
De retour en Angleterre, Brandon la retrouve en prison pour dette. Il la tire d'une situation terrible, mais la tuberculose la tue peu à peu et il ne rien faire d'autre que d'attendre l'inévitable.

Le cœur brisé, il se console grâce à la compagnie de la fille illégitime d'Eliza, qu'il élève comme sa pupille. Mais à 15 ans, la jeune fille disparait. Hanté par ce a pu lui arriver, il est surpris de se voir tomber amoureux de Marianne Dashwood. Mais Marianne est elle-même amoureuse de Willoughby."

Note : 4,5/5


Mon avis :


Ah, encore une fois, pour le second livre d'Amanda Grange qui me tombe entre les mains, je me suis littéralement régalée ! Je remercie d'ailleurs ma grande amie Audrey qui m'a prêté ce livre (encore une fois, tu as su combler mes désirs !).

Ce livre est donc un livre dérivé du roman Raison et sentiments de Jane Austen. On suit cette fois le récit du point de vue du Colonel John Brandon. La trame du récit commence bien avant celui de Raison et sentiments, puisque l'on voit le Colonel dans sa jeunesse, alors qu'il est encore amoureux de la jeune Eliza Williams, la pupille de son père. On le suit dans ses déboires amoureux, dans le début d'une vie compliquée, sombre et triste, qui l'entraînera jusqu'aux Indes en tant que soldat. Puis on vivra avec lui son retour en Angleterre, ses retrouvailles dramatiques avec Eliza, puis plus tard, bien plus tard, sa rencontre avec la jeune et belle Marianne Dashwood, et la renaissance de ses sentiments d'homme...

Ce roman est à la fois touchant et émouvant, le fait de découvrir le Colonel Brandon sous une facette différente nous le fait paraître bien moins austère, et on s'aperçoit qu'il ressemble en réalité énormément à la jeune Marianne, contrairement à ce que l'on aurait pu croire. On le voit plus fougueux, empli de sentiments comme jamais. Il a réussi à beaucoup m'émouvoir, tant dans son personnage que dans les relations qu'il entretient avec ceux et celles qui l'entourent.

Enfin, une excellente reprise d'un roman de Jane Austen : ce n'est pas courant, et ça fait vraiment plaisir quand on tombe sur l'une d'elles !

16/09/2015

Le journal de Mr Darcy

Le journal de Mr Darcy


-> par Amanda Grange

Résumé :


"Quel amateur de Jane Austen n'a pas rêvé un jour de revivre Orgueil et préjugés
à travers les yeux de son énigmatique héros ? Dans ce journal, auquel Darcy confie
ses sentiments naissants et contradictoires pour la charmante Elizabeth Bennet, 
Amanda Grange donne la parole à ce personnage ô combien charismatique. Un récit
teinté de nostalgie mené avec brio."

Note : 5/5


Mon avis :


Bon sang, bon sang, bon sang ! Quelle fabuleuse lecture ! Vous le savez maintenant très bien, je suis une grande fan du roman Orgueil et Préjugés de Jane Austen. C'est pour cela que, en commençant ce livre, j'avais vraiment peur d'être déçue, que l'auteure ne respecte pas l'oeuvre originale de Jane Austen. Mais je me suis rendue compte que ces peurs n'avaient vraiment pas lieu d'être.

Ce livre est donc écrit sous forme d'un journal, comme vous l'aurez compris, et nous permet de connaître en détails les pensées et les sentiments de Mr Darcy. Le récit commence un peu avant le véritable début d'Orgueil et Préjugés, et cela nous permet d'assister à des scènes qui ne sont qu'évoquées dans le roman original. Egalement, le récit se poursuit quelques temps après la fin de l'oeuvre originale. Si ces rajouts étaient risqués, ils m'ont néanmoins énormément plu, et j'ai beaucoup aimé découvrir le devenir de chacun des personnages, non seulement Mr Darcy et Elizabeth, mais aussi les soeurs de cette dernière, Lady Catherine et sa fille, le colonel Fitzwilliam, les Collins, etc...

Tout au long du livre, on découvre en même temps que Mr Darcy les sentiments de plus en plus ambigus  qu'il porte à la jeune Elizabeth Bennet. Passer de l'autre côté du miroir en quelque sorte a été génial ! J'ai eu l'impression de relire Orgueil et Préjugés tout en le redécouvrant d'une manière tout à fait nouvelle.
Je recommande chaleureusement ce livre à tous les fans de Jane Austen, mais aussi aux autres : ce livre est un pur délice, avec une écriture qui fond sous la langue.